mercredi, 19. décembre 2018

Au cours de la campagne électorale fédérale de 2015, les travailleurs de la Ville de Montréal ont enlevé les affiches électorales de BDS-Québec (comité de la Coalition pour la justice et la paix en Palestine) (BDS-Québec / CJPP) et du Parti communiste du Canada (PcC) enfreignant ainsi la loi électorale du Canada. BDS-Québec et PcC ont par la suite poursuivi la Ville de Montréal réclamant un dédommagement. La cause a été entendue par l’Honorable Sylvie Lachapelle, juge à la Cour du Québec, en janvier 2018. Le jugement a été rendu le 26 novembre 2018.

Lors de ces élections fédérales, BDS Québec / CJPP ainsi que le PcC ont posé des affiches dénonçant les attaques d’Israël contre les enfants palestiniens et le soutien inconditionnel du gouvernement Harper à la politique meurtrière d’Israël.

Alors que des milliers de progressistes et environnementalistes sont attendus dans les rues de Montréal pour faire « rentrer l’environnement au Parlement », la question environnementale se pose avec plus d’urgence que jamais. Des records de chaleur ont été battus ces dernières années,causant plusieurs décès dont les 40 causés par la canicule qui s’est abattue sur le Québec cet été alors que les catastrophes naturelles s’enchaînent à un rythme effréné.

Comité exécutif central, Parti communiste du Canada

Le Parti communiste du Canada demande aujourd’hui au gouvernement fédéral de retirer la loi ainsi que le projet de loi permettant d’accélérer son adoption, qu’il entend utiliser contre le Syndicat des travailleurs et des travailleuses des postes pour imposer leur retour au travail.

Durant la campagne électorale, plusieurs enjeux d’intérêt pour la classe ouvrière et les droits syndicaux n’ont pas vraiment été mis en évidence par les grands médias. La seule question qui est ressortie un peu plus est la hausse du salaire minimum à 15$ de l’heure. Le PLQ prétend depuis des années qu’il est une bonne politique de maintenir le salaire minimum à 50% du salaire moyen. Actuellement, avec la dernière augmentation à 12$, il est effectivement à ce niveau. Mais, il y a encore peu de temps, le ministre des finances Leitao prétendait que la bonne mesure était plutôt autour de 45%. En fait, c’est la mobilisation qui explique ce changement du PLQ. Le tableau ci-dessous montre que le plus haut niveau atteint fut en 1977 alors qu’il atteignait 51% du salaire moyen, soit 12$ en dollars de 2018. C’est le gouvernement de René Lévesque qui le monta à ce niveau pour gagner la sympathie de la classe ouvrière avant le premier référendum. Mais aussitôt le référendum passé, il le gela à 4$/hre pendant plusieurs années. En terme réel, le salaire minimum s’appauvrit au point de ne correspondre qu’à 38% du salaire moyen de 1987. Le PQ s’est engagé durant la campagne à porter le salaire minimum à 15$ au terme de son mandat en 2022.

C’est avec regret que nous avons appris le décès du camarade Panagiotis « Peter » Georgopoulos en date du 10 aout dernier. Il laisse dans le deuil en plus de sa famille, les membres et de l’Association des travailleurs grecs du Québec à qui nous transmettons nos plus sincères condoléances.

Par Adrien Welsh

Cet article est issu de l’édition d’octobre 2018 du journal Clarté. Clarté est publié tous les deux mois par le PCQ. Les journaux sont disponibles en vente militante ou par abonnement.

Depuis le 23 juin dernier, les 5500 employé.es de la SAQ sont engagés dans un conflit social les opposant à leur employeur. Devant le refus de la direction de l’entreprise de négocier avec le syndicat, les salarié.es se sont aussitôt mis dotés d’un mandat de grève perlée de 6 jours endossé par 91% de l’effectif syndical afin de s’opposer aux offres patronales qui, selon la Présidente du Syndicat des employé.es de magasin et de bureau de la SAQ (SEMB-CSN), Katia Lelièvre, sont « nettement insuffisantes ».

La politique du libéral Philippe Couillard, en poste depuis 2014, a été lourdement sanctionnée.

Mais il n’y a pas qu’à droite qu’il y a du changement. Québec Solidaire, parti de gauche souverainiste et écosocialiste, réalise une importante percée et devient, avec 16 % des suffrages et dix sièges, la troisième force politique du Québec. Il devance le PQ dont les trop nombreuses compromissions ont fini par lasser les électeurs de gauche et ceux attachés à l’indépendance du Québec. La candidate au poste de Premier ministre de QS, Manon Massé, a conduit une campagne efficace, qui a su parler au cœur du peuple québécois.

Déclaration du Parti communiste du Québec

Le Parti communiste du Québec, section du Parti communiste du Canada (PCQ-PCC) dénonce le climat d’anticommunisme qui s’est immiscé dans la campagne électorale à la suite du second débat des Chefs. Lors de son passage à TVA, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée s’est en effet attaqué à la formation progressiste Québec solidaire dans un ton semblable à celui qu’il avait adopté à la suite du congrès solidaire de mai 2017, lequel avait alors refusé d’entériner une alliance tactique entre les deux formations en vues des élections provinciales.

Extraits de la résolution politique du 18ième congrès du PCQ, 26 et 27 mai 2018

Le PCQ a travaillé très fort depuis une vingtaine d’années pour établir un front unique avec des organisations politiques réformistes et social-démocrates pour lutter contre le capitalisme, malgré les différences de vue, et conformément à notre programme : « Dans les luttes quotidiennes, les communistes travaillent étroitement avec les sociaux-démocrates de gauche et avec les autres militants des mouvements ouvriers et progressistes, et luttent pour développer des actions unifiées et maintenir la coopération. (…). Plus le Parti communiste pourra travailler efficacement pour l’unité de la gauche et des forces démocratiques, tout en renforçant son activité politique indépendante en appliquant son programme et ses politiques marxistes-léninistes, et plus les forces de gauche (…) pourront être rassemblées dans la lutte unie pour des politiques véritablement socialistes. » (Notre avenir au Canada : Le socialisme! – Programme du PCC et du PCQ, chap. 5 – La social-démocratie, p 72-73)

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