17 | 07 | 2019

Quelques jours après l'attaque du camp militaire de Dioura, revendiquée par un groupe « djihadiste » lié à al-Qaida, qui s'est soldée par la mort de 26 soldats maliens, plus de 160 personnes ont été massacrées le 23 mars, avec une violence inouïe à Ogossagou dans le centre du Mali. Pour l'heure, les auteurs du massacre ne sont pas identifiés.

De tels affrontements, liés au départ à des litiges fonciers ou territoriaux, se déroulent entre des populations qui ont toujours vécu ensemble, depuis des siècles. Mais depuis un an, des affrontements intercommunautaires ont fait plus de 500 morts dans le centre du pays selon l'ONU.

Cette situation globale chaotique et dangereuse, énième réplique de la désastreuse guerre contre la Libye menée par Nicolas Sarkozy, signe un double échec : celui des accords d'Alger signés en 2015, conçus à l'extérieur et imposés au Mali, qui poussent vers une régionalisation à outrance, sans que les populations y soient associées, au risque d'une course vers la partition du pays.

Le deuxième échec est celui de la réponse militaire. L'opération française Barkhane permet sans conteste une domination militaire, politique et économique dans les 5 pays de la zone sahélienne. Mais pour quels résultats ? Le scénario redouté au lendemain de l'intervention militaire au Mali en 2013 se confirme : aucune des causes de la déstabilisation du pays n'a été traitée.

Le Mali est un pays, un de plus, en train de sombrer dans le chaos libéral. Celui de la prédation des matières premières, des trafics en tout genre, de la corruption comme moyen de gestion et arme de domination. A l'heure où certains seraient tentés de jouer les pyromanes afin de remodeler le pays, il revient aux Maliens de déjouer les pièges.

Des solutions sont possibles, dans la réponse aux immenses défis sociaux, économiques, environnementaux, pour donner des perspectives à tous, singulièrement aux jeunes.

Source:

Parti Communiste Français

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