Übernommen von Zeitung vum Lëtzebuerger Vollek:
Steuerpolitik ist Teil des Kampfes um die Verteilung des gesellschaftlich erarbeiteten Reichtums. Die Begünstigung großer Vermögen und Gewinne stärkt die Macht des Kapitals, während die arbeitende Bevölkerung einen wachsenden Teil der öffentlichen Aufgaben finanziert. Die KPL fordert eine gerechte Besteuerung, die kleine und mittlere Einkommen entlastet und zugleich den Ausbau öffentlicher Leistungen ermöglicht.
Bei der Steuerreform der Regierung, die 2028 in Kraft treten soll, handelt es sich lediglich um eine Teilreform, die sich auf die Einkommenssteuer beschränkt. Eingeführt wird eine einheitliche Steuerklasse statt der bisherigen Steuerklassen 1, 1A und 2, die abgeschafft werden.
Die KPL nimmt zur Kenntnis, dass die CSV/DP-Regierung behauptet, mit der Reform werde das Steuersystem einfacher, transparenter, gerechter und sie stärke die Kaufkraft der Haushalte.
Tatsächlich wird die Reform zu einer Entlastung vieler Haushalte führen, was zu begrüßen ist. Aber sie wird auch zur Folge haben, dass viele andere Haushalte kaum entlastet werden oder infolge der einheitlichen Steuerklasse Nachteile in Kauf nehmen müssen, wie die »Chambre des salariés« und die »Chambre des fonctionnaires et employés publics« anhand zahlreicher Beispiele nachgewiesen haben.
Das ist einer der Gründe, weshalb die KPL die Teilreform ablehnt.
Ein weiterer Grund besteht darin, dass die bestehenden Ungerechtigkeiten mit der Teilreform verfestigt werden, indem Haushalte mit hohem Einkommen, die es finanziell nicht nötig hätten, deutlich stärker entlastet werden, statt dass dort angesetzt würde, wo mehr Kaufkraft gebraucht wird: Bei den Beziehern von kleinen und mittleren Einkommen.
Das hat damit zu tun, dass die Progressivität bei hohen Einkommen zunehmend abflacht, und die Regierung sich weigert, eine stärkere Progressivität und höhere Steuersätze für Spitzenverdiener einzuführen. Das hat zur Folge, dass bei dieser Teilreform zwei Drittel des Volumens, mit dem die Haushalte insgesamt entlastet werden, an die Höchstverdiener geht.
Die Regierung versucht zudem, die Schaffenden und Rentner für dumm zu verkaufen, indem sie unterschlägt, dass die Haushalte die Reform, wenn sie 2028 in Kraft tritt, zum Teil praktisch vorfinanziert haben, da die Steuertabellen erst nach mehreren Indextranchen an die Inflation anpasst werden, so dass infolge der »kalten Progression« mehr Steuern anfallen.
Im Gegensatz dazu werden Kapitaleinkünfte, etwa Aktien und Wertpapiere, weiterhin deutlich günstiger besteuert werden als Einkünfte aus der Arbeit.
Die größte Ungerechtigkeit besteht aber darin, dass die Regierung – nach der Senkung der Körperschaftssteuer von 2025 – die Steuer für Betriebe noch einmal 2027 herabsetzen wird und daran festhält, dass das Kapital weniger stark besteuert wird als die Haushalte.
Das hat zur Folge, dass der Anteil der Haushalte an den Staatseinnahmen wächst, während der Anteil der Unternehmen zurückgeht.
Verschärft wird diese Entwicklung dadurch, dass Konzerne nicht den offiziellen Körperschaftssteuersatz bezahlen, sondern nur einen Bruchteil davon, weil die Regierung ihnen das über »Steuernischen« und »Optimierung« möglich macht und damit Milliarden verschenkt, die im Staatshaushalt fehlen, was in Zeiten einer steigenden Staatsverschuldung umso schwerer wiegt.
Ergänzt wird diese ungerechte Steuerpolitik dadurch, dass Großvermögen und Erbschaften in Milliardenhöhe überhaupt nicht besteuert werden, was die Regierung nicht ändern will.
Die KPL lehnt die ungerechte Steuerpolitik der Regierung ab und bedauert, dass es in der Chamber keine Parteien gibt, die konsequent dagegen Front machen.
Die KPL fordert, dass
– die Steuerlast aller Haushalte mit kleinem und mittlerem Einkommen deutlich gesenkt wird;
– auch Menschen, deren Einkommen zu niedrig ist, um Einkommensteuer zu zahlen, spürbar unterstützt werden;
– die Progressivität im oberen Teil der Steuertabelle kontinuierlich angehoben und der Spitzensteuersatz erhöht wird;
– ab sofort eine vollautomatische Anpassung der Steuertabelle an die Inflation erfolgt;
– eine Vermögenssteuer für Großvermögen eingeführt wird;
– hohe Erbschaften stark besteuert werden;
– Kapitaleinkünfte in dem gleichen Maß besteuert werden wie Einkünfte aus der Arbeit;
– die Körperschaftsteuer für Betriebe, die auf die Gewinne berechnet wird, und die Vermögenssteuer für Finanzgesellschaften deutlich erhöht werden;
– wirksame Maßnahmen gegen Steuervermeidung und Gewinnverlagerung erfolgen und die Kontrolle durch die Steuerverwaltung verstärkt wird.
Le KPL rejette la politique fiscale injuste du gouvernement
La politique fiscale s’inscrit dans la lutte pour la répartition des richesses produites par la société. Favoriser les grandes fortunes et les bénéfices renforce le pouvoir du capital, tandis que la population active finance une part croissante des missions publiques. Le KPL réclame une fiscalité équitable qui allège la charge pesant sur les petits et moyens revenus tout en permettant le développement des services publics.
La réforme fiscale du gouvernement, qui doit entrer en vigueur en 2028, n’est qu’une réforme partielle, limitée à l’impôt sur le revenu. Elle prévoit la mise en place d’une classe d’imposition unique en lieu et place des classes d’imposition 1, 1A et 2 actuelles, qui seront supprimées.
Le KPL prend acte du fait que le gouvernement CSV/DP affirme que cette réforme rendra le système fiscal plus simple, plus transparent et plus équitable, et qu’elle renforcera le pouvoir d’achat des ménages.
En effet, la réforme entraînera un allègement fiscal pour de nombreux ménages, ce qu’il convient de saluer. Mais elle aura également pour conséquence que de nombreux autres ménages ne bénéficieront guère de cet allègement ou devront subir des désavantages en raison de la classe d’imposition unique, comme l’ont démontré la «Chambre des salariés» et la «Chambre des fonctionnaires et employés publics» à l’aide de nombreux exemples.
C’est l’une des raisons pour lesquelles le KPL rejette cette réforme partielle.
Une autre raison tient au fait que cette réforme partielle consacre les injustices existantes, dans la mesure où elle allège nettement plus la charge fiscale des ménages à revenus élevés, qui n’en ont pas besoin sur le plan financier, au lieu d’agir là où le pouvoir d’achat est le plus nécessaire : chez les personnes percevant des revenus faibles ou moyens.
Cela tient au fait que la progressivité s’atténue de plus en plus pour les revenus élevés, et que le gouvernement refuse d’introduire une progressivité plus forte et des taux d’imposition plus élevés pour les plus hauts revenus. Il en résulte que, dans le cadre de cette réforme partielle, les deux tiers du montant total des allègements fiscaux accordés aux ménages reviennent aux plus hauts revenus.
Le gouvernement tente en outre de prendre les actifs et les retraités pour des imbéciles en passant sous silence le fait que, lorsque la réforme entrera en vigueur en 2028, les ménages l’auront en partie déjà préfinancée, puisque les barèmes fiscaux ne seront adaptés à l’inflation qu’après plusieurs tranches d’indexation, ce qui entraînera une augmentation des impôts due à la «progression à froid».
En revanche, les revenus du capital, tels que les actions et les titres, continueront d’être imposés à un taux nettement plus avantageux que les revenus du travail.
Mais la plus grande injustice réside dans le fait que le gouvernement – après la baisse de l’impôt sur les sociétés prévue en 2025 – réduira à nouveau cet impôt en 2027 et s’obstine à faire en sorte que le capital soit moins lourdement imposé que les ménages.
Il en résulte que la part des ménages dans les recettes publiques augmente, tandis que celle des entreprises diminue.
Cette évolution est aggravée par le fait que les grands groupes ne paient pas le taux officiel de l’impôt sur les sociétés, mais seulement une fraction de celui-ci, car le gouvernement leur permet de le faire grâce à des «niches fiscales» et à l’«optimisation fiscale», et gaspille ainsi des milliards qui font défaut au budget de l’État, ce qui pèse d’autant plus lourd en période de hausse de la dette publique.
Cette politique fiscale injuste est aggravée par le fait que les grandes fortunes et les héritages se chiffrant en milliards ne sont absolument pas imposés, une situation que le gouvernement ne souhaite pas modifier.
Le KPL rejette la politique fiscale injuste du gouvernement et regrette qu’aucun parti à la Chambre des députés ne s’y oppose systématiquement.
Le KPL exige que
– la charge fiscale de tous les ménages à revenus faibles et moyens soit considérablement allégée ;
– un soutien tangible soit également apporté aux personnes dont les revenus sont trop faibles pour être soumises à l’impôt sur le revenu ;
– la progressivité dans la partie supérieure du barème fiscal soit continuellement renforcée et que le taux d’imposition maximal soit relevé ;
– une adaptation entièrement automatique du barème fiscal à l’inflation soit mise en place dès à présent;
– un impôt sur la fortune soit instauré pour les grandes fortunes ;
– les héritages importants soient lourdement imposés ;
– les revenus du capital soient imposés au même titre que les revenus du travail ;
– l’impôt sur les sociétés, calculé sur les bénéfices, et l’impôt sur la fortune des sociétés financières soient considérablement augmentés ;
– des mesures efficaces soient prises contre l’évasion fiscale et la délocalisation des bénéfices, et que les contrôles effectués par l’administration fiscale soient renforcés.
Quelle: Zeitung vum Lëtzebuerger Vollek

